Des dizaines de milliards de dollars investis dans des fonds immobiliers privés canadiens sont aujourd’hui inaccessibles aux épargnants, après que les gestionnaires ont restreint les retraits face à la chute des prix et au ralentissement du marché.
Environ 30 milliards de dollars canadiens, soit près de 40 % des encours du secteur, sont soumis à des mécanismes de “gating”, révélant une fragilité structurelle longtemps masquée par la hausse continue de l’immobilier.
Facteurs clés
Forte remontée des taux d’intérêt en 2022–2023
Baisse d’environ 18 % des prix immobiliers depuis le pic
Actifs illiquides financés par de l’épargne supposée liquide
Retraits massifs d’investisseurs particuliers
Enjeu économique
Au-delà des pertes de confiance des épargnants, cette crise menace le financement de la construction résidentielle, au moment où le gouvernement canadien souhaite accélérer la production de logements.
Lecture marchés & économie
Le gel du capital immobilier pourrait provoquer un credit crunch durable dans le secteur. Les économistes avertissent qu’une contraction prolongée de l’offre aujourd’hui risque d’aggraver la crise de l’accessibilité au logement dans les années à venir.



